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Continuités, instabilités et ruptures morphogéniques en Provence depuis la dernière glaciation. Travertinisation, détritisme et incisions sur le piémont sud du Grand Luberon (Vaucluse, France). Relations avec les changements climatiques et l’anthropisation.

Vincent Ollivier 


L’évolution des paysages provençaux (Luberon, Vaucluse) depuis la dernière glaciation est analysée au travers de la dynamique couplée des formations alluviales et des systèmes travertineux, en relation avec les changements climatiques et l’anthropisation. Au Pléniglaciaire, vers 50 Ka BP de puissants glacis s’organisent sur le piémont sud du Grand Luberon. Dans ces dépôts plusieurs sols rouges soulignent le caractère tempéré des phases interstadiaires du Stade isotopique 3. Au Tardiglaciaire et tout au long de l’Holocène, les vallons sont colmatés par des remblaiements alluviaux et des séquences travertineuses. La morphogenèse du premier Postglaciaire semble soumise aux seules variations des paramètres bioclimatiques. A partir du Néolithique Final, des ouvertures du milieu végétal, des incisions de haute fréquence et des changements de faciès travertineux caractérisent l’impact recrudescent des facteurs d’origine climato-anthropique dans l’évolution des systèmes morphogéniques.

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